Dans la traversée d’un paysage, se déploient les horizons. Je parcours les points de vues successifs, les éléments qui le constituent et les pierres qui font la route.

 

Mon travail fait partie prenante dans cette grande marche imprégnée de l’environnement. Je voyage, j’observe, ressens, pense avec ce qui surgit, avec ce que je rencontre, avec ce qui glisse comme le présent.

 

Tandis que des hommes marchent sur le bord du monde, à l’allure d’une vaste fourmilière, d’autres cherchent encore la Zone, l’idéal, la chimère, les projections à atteindre et Godot sur le bord de la route, attend.

En expérimentant l’espace par la marche se dessinent les lignes d’un paysage naturel et culturel. Les villes en sont les dessins les plus complexes, brillants et sombres de l’homme. Gordon Matta Clark y a perçé, à travers une architecture en creux, un monde inhabitable.

 

Comment habite-t-on le monde? Sans cesse, la réalité déborde de l’entendement et malgré ça, il s’agit d’avancer car les hommes se battent pour y vivre. Il y a là certaines choses que l’on ne peut manquer comme de s’y donner une entrée,

un seuil pour voir, entendre le détail surgir de l’immensité, la vie se mêler aux fictions afin que l’attention prenne la pas sur la course.

 

Les installations in situ, sculptures et objets que je réalise se conçoivent avec la durée et les éléments de la matière, dans une recherche de présence dans l’impermanence.

Par le biais d’une production éclectique, collaborative et expérimentale, mes réalisations se situent à l’entre-deux du statique et du mouvant. La matière et la durée sont des notions centrales de ma démarche.

 

Il y a dans le travail que je mène une mise en doute de nos  perceptions, tant que notre capacité à saisir le temps dans sa durée, qu’à appréhender la nature des choses.

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